Gretel et la Grande Guerre

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Un des meilleurs livres de l'année selon le New Yorker

« Inventif... Fantaisiste... Mêlant atmosphère d'époque et conte de fées, Ehrlich Sachs suggère des thèmes modernes tout en convoquant un lieu imaginaire inattendu. » — The New Yorker

« Sachs puise dans la tradition loufoque et sombrement comique de la fiction européenne postmoderne... Comme Thomas Bernhard avant lui, Sachs est un écrivain très drôle qui ne craint pas l'usage des italiques et des points d'exclamation, qu'il mobilise contre l'absurdité du monde. » — Dustin Illingworth, The New York Times Book Review

« Adam Ehrlich Sachs continue de prouver qu'il est l'un de nos écrivains les plus audacieux et originaux. » — Camille Bordas, autrice de Comment se comporter en public

Un roman sobre, séduisant et d'une inventivité éblouissante qui nous montre la face sombre de la Vienne du début du XXe siècle.


Vienne, 1919. Un empire autrefois puissant vient de s'effondrer, et une mystérieuse jeune femme, incapable de parler, est apparue dans les rues. Un médecin lance un appel au public pour obtenir des informations sur son passé et reçoit une seule réponse, de la part d'un patient d'un sanatorium qui prétend être son père. L'homme ne révèle que son prénom : Gretel. Mais il joint un conte pour enfants qu'il demande au médecin de lui lire à voix haute, l'histoire d'un architecte dont la création radicalement moderne a causé un grand scandale. Le lendemain arrive une deuxième histoire, sur un maître de ballet qui invente une nouvelle position des pieds. Vingt-quatre autres histoires suivent par ordre alphabétique, sur un immunologue et un bijoutier, un révolutionnaire et un satiriste, une enfant abandonnée, un technicien en radiologie et un sioniste. Croisant chemins et destins, leurs histoires s'entremêlent jusqu'à ce qu'une image unique émerge, celle d'un empire décadent, obsédé par la mort, hypersexualisé et en effervescence avec les idées de Freud et de Karl Kraus. Il y a des artistes qui imitent l'innocence des enfants, et des scientifiques qui insistent sur le fait que les enfants sont tout sauf innocents... Et puis il y a la mère de Gretel, qui est prête à tout pour chanter sur la scène du Théâtre de la Ville. Faut-il s'étonner que ce monde — qui allait bientôt disparaître dans la « der des ders » — fût un monde dont le père de Gretel souhaitait la protéger ?

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