Considérations d'un apolitique
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Un livre classique et controversé explorant la culture et l'identité allemandes, par l'auteur de La Mort à Venise et de La Montagne magique, de nouveau disponible.
Lorsque la Grande Guerre éclata en août 1914, Thomas Mann, comme tant de gens des deux camps, fut exalté. Enfin, l'ère de décadence qu'il avait disséquée dans La Mort à Venise touchait à sa fin ; enfin, il y avait une cause pour laquelle il valait la peine de se battre et même de mourir, ou, du moins en ce qui concernait Mann lui-même, d'écrire. Mann prit immédiatement la plume pour composer un panégyrique de la cause allemande. Peu après, son frère aîné et rival de toujours, le romancier Heinrich Mann, répliqua par une dénonciation non moins déterminée. Thomas le prit comme un coup de poignard impardonnable dans le dos.
Le conflit amer entre les deux frères allait enfler pour devenir cette étrange, tourmentée, brillante et parfois perverse performance littéraire qu'est Considérations d'un apolitique, un livre sur lequel Mann travailla et auquel il ajouta des éléments tout au long de la guerre, et qui entretient une relation intime avec son chef-d'œuvre d'après-guerre, La Montagne magique. Aussi sauvages et maladroites que puissent être les réflexions de Mann, elles constituent néanmoins, comme le démontre Mark Lilla dans une nouvelle introduction, une méditation clé sur la liberté de l'artiste et la distance entre la littérature et la politique.
L'édition NYRB Classics comprend deux essais supplémentaires de Mann : « Pensées de guerre » (1914), traduits par Mark Lilla et Cosima Mattner ; et « De la République allemande » (1922), traduit par Lawrence Rainey.
Lorsque la Grande Guerre éclata en août 1914, Thomas Mann, comme tant de gens des deux camps, fut exalté. Enfin, l'ère de décadence qu'il avait disséquée dans La Mort à Venise touchait à sa fin ; enfin, il y avait une cause pour laquelle il valait la peine de se battre et même de mourir, ou, du moins en ce qui concernait Mann lui-même, d'écrire. Mann prit immédiatement la plume pour composer un panégyrique de la cause allemande. Peu après, son frère aîné et rival de toujours, le romancier Heinrich Mann, répliqua par une dénonciation non moins déterminée. Thomas le prit comme un coup de poignard impardonnable dans le dos.
Le conflit amer entre les deux frères allait enfler pour devenir cette étrange, tourmentée, brillante et parfois perverse performance littéraire qu'est Considérations d'un apolitique, un livre sur lequel Mann travailla et auquel il ajouta des éléments tout au long de la guerre, et qui entretient une relation intime avec son chef-d'œuvre d'après-guerre, La Montagne magique. Aussi sauvages et maladroites que puissent être les réflexions de Mann, elles constituent néanmoins, comme le démontre Mark Lilla dans une nouvelle introduction, une méditation clé sur la liberté de l'artiste et la distance entre la littérature et la politique.
L'édition NYRB Classics comprend deux essais supplémentaires de Mann : « Pensées de guerre » (1914), traduits par Mark Lilla et Cosima Mattner ; et « De la République allemande » (1922), traduit par Lawrence Rainey.
Détails du produit
100 % coton.
Conçu par nos soins, fait à la main à Montréal.
largeur - 17 pouces / 43 cm hauteur - 13 pouces / 33 cm
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